Le deuxième « Leaders Summit » à Jérusalem : un succès pour l’ADDE

Il est frappant de considérer les changements profonds qui affectent la perception d’Israël en Europe. Les politiciens de gauche, très critiques d’Israël tenaient jusqu’à présent le haut du pavé au cœur de la Commission européenne, du Parlement, mais aussi des gouvernements nationaux et aux Nations Unies.

Pour tous ces politiciens, Israël traite très mal sa minorité arabe, applique trop souvent la force et « occupe » la rive gauche du Jourdain, la « Cisjordanie » (West bank). Mais maintenant que les pays d’Europe vivent sous la menace constante d’attaques terroristes islamique comme celles qui ont eu lieu très récemment : 12 morts cette semaine au cœur de Berlin (d!) et la liste épouvantable de victimes à Londres, Paris, Bruxelles, Nice et tant d’autres endroits, toutes les autorités aéroportuaires d’Europe, mais aussi les chefs des polices nationales et les hommes politiques se précipitent à Jérusalem. Ils font la file pour visiter l’aéroport Ben Gourion à Tel Aviv. Ils veulent savoir comment les Israéliens organisent leurs services de sécurité efficaces. Ils veulent savoir quelles mesures sont prises pour protéger les citoyens ordinaires dans la rue, dans les gares, les aéroports et les lieux publics, pour réduire voire éradiquer les attaques terroristes. Israël sait comment se défendre. Tout à coup, nous les Européens, redécouvrons combien Israël est une vraie démocratie « populaire », l’avant-garde de l’humanisme et de la modernité européenne sur l’autre rive de la Méditerranée.

Israel had to install protections for bus stops, against terrorist attacks, with ram cars. The Israeli authorities know how to react efficiently to terrorism
En Israël, des protections ont été installées aux arrêts de bus afin de mieux prévenir d’éventuelles attaques terroristes avec des voitures béliers. Les autorités du pays savent comment réagir efficacement face au terrorisme.

Avec la présence de deux membres du Congrès à Washington et la Chef de Cabinet à la Maison blanche de Ronald Reagan, Becky Norton Dunlop qui représentait la « Heritage foundation » américaine, avec quatre membres du Parlement européens, représentant le UKIP, les Sweden Democrats et l’ADDE, ainsi que des délégations venant de Belgique, de la république tchèque, d’Israel, des US et d’autres pays encore, le « Leaders Summit » à Jérusalem, co-organisé par l’ADDE est un beau succès.

Roger Helmer, The President of the ADDE and Msichaël Modrikamen, Vice President, on the stage at the Leaders Summit 2016
Roger Helmer, le Président de l’ADDE et Mischaël Modrikamen, le Vice-Président au Jerusalem Leaders Summit 2016.

Tous les orateurs se sont référés au tremblement de terre politique que représente l’élection « surprise » de Donald Trump pour le monde. C’est un retour formidable des Valeurs défendues par la droite, qui soutiennent l’économie de marché et le capitalisme, tel que défendues par les partis « populiste » qui croissent partout.

Défense et sécurité, l’économie, la révolution que représente la victoire de Trump pour le monde libre ont été analysées par les différents orateurs. Ceux-ci ont également évoqué la gestion de moins en moins démocratique de l’Europe par les partis dominants, qui perdent du terrain à chaque élection, du Royaume-Uni à la Suède, l’Autriche et l’Italie…

Roger Helmer (député européen – UKIP) a la charge pour les Européens et les conversations des Européens ont été très utile avec les représentants de la Heritage Foundation américaine ainsi que les décideurs économiques indiens présents à Jérusalem.

Dans son speech, la Directrice générale de l’ADDE, Yasmine Dehaene a notamment déclaré : « le citoyens ordinaires veulent retrouver le contrôle de leur destin. Les élites déconnectées d’Europe n’ont pas pris la mesure de la colère des citoyens qui a mené au Brexit en Grande-Bretagne. L’approche globaliste et la politique globaliste d’ouverture des frontière est rejetée avec fracas ».

Elle a également détaillé l’attaque en règle menée par le Bureau du parlement européen (où tous les partis sont représentés sauf les Eurocritiques) contre l’ADDE, pour supprimer le financement normal des partis eurosceptiques, sans avertissement, sans entendre l’ADDE, sans que les documents rentrés par l’ADDE pour sa défense soient pris en compte ou même lus, avec le tripotage des documents d’audit, etc… L’ADDE se pourvoit en appel de cette décision politisée, pas du tout démocratique, et pour que cet abus des règles de droit ne reste pas impuni. « Les méthodes utilisées rappellent très clairement celles de l’Union soviétique » a conclu Yasmine Dehaene, en écho aux déclarations antérieures de Nigel Farage au Royaume-Uni.

Les participants à la conférence ont également eu l’opportunité de se rendre compte par eux-mêmes de l’intégration réussie des populations palestinienne et juive, qui travaillent ensemble dans les entreprises installées dans ce que l’Europe appelle « les territoires » et que sont la Judée et la Samarie pour les Israéliens, depuis plus de 3.000 ans. Une visite à l’université d’Ariel au cœur de la Samarie, une université en plein développement où les étudiants viennent de partout en Israël et qui compte un millier d’étudiants arabes, a permis aux participants de se rendre compte de combien la réalité est différente des descriptions répandues par l’Union européenne, qui tente de boycotter les produits israéliens venant de Jude et de Samarie dans ces entreprises qui emploient côte à côte juifs et arabes qui travaillent sur les mêmes machines.

The university of Ariel, in Samaria welcomes thousands of students from all over Israel, including 1,000 Arab students
L’université d’Ariel en Samarie accueille des milliers d’étudiants provenant du pays tout entier, dont un millier d’étudiants arabes.
The Israeli owner-manager of an Israeli company in Samaria and his Arab foreman: 60% of the workforce in this SME is Palestinian for 40% of Israelis. A good way forward for peaceful co-existence
Le propriétaire-gestionnaire israélien d’une entreprise israélienne à Samarie et son contremaître arabe. 60% de la main-d’œuvre de cette PME est palestinienne et les 40% restants sont des Israéliens. Un exemple de cohabitation et collaboration tout à a fait pacifique.

Les décisions prises au niveau de l’Europe ou des Nations Unies, qui « bannissent » les produits israéliens venant des zones « occupées », nuisent surtout aux palestiniens, les gens qu’ils veulent aider, et les jettent dans les bras de l’islamiste extrémiste. A propos, quand les citoyens européens ont-ils été consultés sur ces décisions hypocrites? Quand les citoyens européens ont-ils été consultés sur l’intégration de la Turquie dans l’Union européenne ? Le dernier sondage, réalisé précisément par l’ADDE dans 5 pays européens sur un échantillon très importants de a population, montre que plus de 70% des Européens refuse absolument de voir la Turquie dans l’Europe. Est-il normal que la Commission et le parlement européens continuent à négocier dans ce but ?

Vive la démocratie !

L.R.